Bati Challenge, 2 juillet 2010

Publié le par jeunes dirigeants FFB28

 

Le 2 juillet dernier, les membres du groupe Jeunes Dirigeants se sont réunis pour une journée placée sous le signe de la convivialité. Avant de s’adonner au plaisir du karting, ils ont abordé la question du risque routier. 

 

Comment prévenir l’accident de la route auprès de mes salariés ? Dans quels cas suis-je responsable ? Voici les questions auxquelles le groupe Jeunes Dirigeants a pu trouver réponse lors de l’intervention de Thierry HULOT, animateur métier à la FFB Région Centre.

 

Toute l’entreprise est concernée

 

Aujourd’hui le risque routier est omniprésent à l’intérieur de l’entreprise. En 2008, 28 % des accidents de travail mortels sont dus aux accidents de la route. Dans le secteur du bâtiment, les déplacements sont nombreux mais ce fléau ne concerne pas uniquement l’ouvrier amené à se déplacer sur les chantiers mais l’ensemble du personnel (comptable, secrétaire…).

Qui est responsable ?

 

L’accident de la route peut avoir de multiples causes. Un mauvais entretien du véhicule, l’alcool pouvant être consommé lors d’un pot de départ ou tout simplement lors du déjeuner sont des facteurs d’accidents de la route. Concernant l’entretien du véhicule, le chef d’entreprise doit veiller régulièrement à l’état de fonctionnement des feux de signalisation et à la pression des pneus. Cela doit même figurer dans le Document Unique d’évaluation des risques en tant qu’action mise en place pour faire face au risque routier.

Tout le monde sait que la limite fixée par le code de la route est de 0,5 grammes d’alcool par litre de sang ou 0,8 gramme par litre d’air expiré, que la vitesse est limitée à 50km par heure en ville, que la ceinture de sécurité est obligatoire... En revanche ce qu’il faut rappeler c’est que le chef d’entreprise est tenu responsable en cas d’accident.

 

Sensibiliser pour se déresponsabiliser

 

Il faut savoir que même en cas de doutes sur l’état d’un salarié, le dirigeant ne peut pas contrôler son taux d’alcoolémie sauf si cela est indiqué dans le règlement intérieur de l’entreprise et si le test est effectué en présence de la médecine du travail. Le seul moyen que possède le dirigeant pour limiter le risque routier au sein de son entreprise est donc la sensibilisation. En cas d’accident, le salarié est en mesure de poursuivre le dirigeant en justice en dénonçant le manque de prévention.

Pour alléger la responsabilité du chef d’entreprise, plusieurs formations de sensibilisation au risque routier sont proposées au terme desquelles les salariés reçoivent une attestation.

 

Attention à la surcharge

 

Le dirigeant est également tenu de contrôler l’arrimage et le  chargement des véhicule. En cas d’accident lié à la chute d’objet, la responsabilité du chef d’entreprise est engagée. Le chargement doit donc être conforme et pour cela, ne doit pas dépasser du véhicule à l’avant et ne doit pas dépasser de plus de trois mètre à l’arrière du véhicule sans lanterne. Enfin, lors de conduite sur le chantier, certaines mesures de sécurité sont à respecter comme éviter la circulation en marche arrière, se placer devant pour guider un engin et éviter l’angle mort.

 

Suite à la réunion, tous ont pu s'adonner au plaisir du karting lors d'une course de 40 min.

Pour la petite histoire.... le podium :

 

 

1. Nicolas LESOUDIER - David GOMES

 2. Miguel et Raphael DUGUE

 3. Thibault VANDERSTUYFT - Kerim BULUT

 

Bravo à tous pour vos performances...

 

 

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